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Droits d’auteur
« Mythes et Réalités » Très peu de gens peuvent se vanter de n’avoir jamais enfreint les droits d’auteur. La plupart d’entre nous l’avons déjà fait que ce soit consciemment ou non. En effet, qui n’a pas déjà fait une photocopie d’un patron pour un/une ami(e)? Qui n’a pas déjà fait la traduction d’un joli patron pour un/une ami(e)? Qui n’a pas déjà copié un CD pour un/une amie? Et la liste peut s’étirer encore et encore. J’ai eu l’opportunité de découvrir à travers les cours que j’enseigne, les forums de discussion auxquels j’appartiens et par la fréquentation des gens de l’industrie que bien peu de personnes se posent vraiment des questions concernant les droits d’auteur. On entend parler du piratage dans l’industrie de la musique mais on ne se pose pas trop de questions pour ce qui est de la peinture décorative. Le domaine de la peinture décorative est en plein essor au Québec et le « piratage » ou copie de patrons est monnaie courante. Plusieurs nouveaux artistes québécois sont très mal informés sur leurs droits d’auteur. Très peu de professeurs en respectent correctement les conditions et très peu d’étudiants
en connaissent seulement l’existence. Ce n’est pas quelque chose à quoi l’on pense
systématiquement. C’est notre rôle, professionnel de la peinture décorative, de
sensibiliser et d’éduquer les gens / étudiants en matière de droits d’auteur.
À travers cet article, j’essayerai de répondre le plus fidèlement possible aux mythes qui
entourent les droits d’auteur, ceux que j’ai entendus à tout le moins. Gardez bien en tête
qu’il y a toujours des exceptions à la règle et la meilleure façon de savoir si vous pouvez
faire ou non quelque chose est de vous informer auprès d’un conseiller juridique
compétent dans le domaine des droits d’auteur ou, mieux encore, auprès de l’artiste. Les
renseignements donnés dans cet article sont de nature générale et, en aucun cas, ne
doivent être considérés comme un avis juridique. Ils sont le fruit de mes recherches dans
le domaine des droits d’auteur. Si vous avez des commentaires à ajouter à ces mythes, je
vous prierais de me les faire parvenir à mon adresse courriel. Essayons maintenant d’éclaircir certains mythes. Faux. Selon la Loi sur les droits d’auteur du Canada, il n’est pas obligatoire d’inscrire
sur une oeuvre le symbole © ainsi que l’identité de la personne ou de la compagnie
détenant le droit d’auteur et l’année de la première parution. (Par exemple, © Hélène
Jean, 2003). Toutefois, il est recommandé de l’utiliser pour clairement identifier le
détenteur du droit d’auteur et pour dissiper tout doute sur la question. MYTHES : Je peux copier pour des amis un livre qui est épuisé. MYTHES : Je suis professeur et j’enseigne la peinture décorative, j’ai donc le droit
d’enseigner ce qui me plaît, de traduire les patrons pour mes étudiants et de les
vendre. MYTHES : Dernièrement j’ai peint un très joli patron que j’ai puisé à l’intérieur d’un de mes livres préférés. Ma meilleure amie l’a vu et elle l’a adoré. Elle m’a emprunté le livre pour en faire une photocopie. Pas de problème, car s’est pour son utilisation personnelle. Faux. La photocopie d’une partie ou de la totalité d’un livre ou patron est illégale sans l’autorisation préalable de l’auteur ou de la maison d’édition. Voici un extrait d’un texte Internet de l’Office de la propriété intellectuel du Canada : « Cas où il y a violation du droit d'auteur : MYTHES : Je peux publier sur Internet les photos de mes projets peints basés sur
l’oeuvre d’un autre artiste. À la lumière de ces quelques faits, pouvez-vous encore me dire que vous n’avez jamais violé les droits d’auteurs ? Voici quelques petits trucs que j’utilise régulièrement pour m’assurer que je respecte les droits d’auteur. Lorsque je vois un patron ou un livre que j’aimerais bien acheter, je commence par me poser les questions suivantes : Qu’est-ce que je vais faire de ce patron ? Vais-je l’utiliser à des fins personnels ou bien est-ce que je l’achète dans le but de l’enseigner ? Lorsque j’ai la réponse à mes questions, je regarde l’énoncé sur les droits d’auteur. Est-ce que l’artiste me donne la permission dans son énoncé sur les droits d’auteur de l’enseigner ? Quelles sont les conditions que je dois respecter ? etc. Si vous achetez le patron directement de l’auteur, et que vous n’êtes pas certains de ses droits d’auteur, demandez-lui sur le champs. J’ai rencontré des artistes qui me donnait la permission d’enseigner un projet dans un livre à la condition que j’achète un livre pour chaque étudiant de ma classe ! C’est leur droit, car c’est leur travail que nous achetons. Si vous achetez un livre ou un patron d’une boutique spécialisée, contactez l’artiste par courriel, courrier ou par téléphone. Si un artiste vous accorde une permission qui n’est pas énoncée dans l’énoncé des droits d’auteur, demandez-lui de vous envoyez la permission par écrit. Cela vous protègera contre une poursuite éventuelle, car les artistes ont le droit de vous poursuivre si vous ne respectez pas leurs droits d’auteur. Il est donc très important de lire, de comprendre et surtout de poser des questions lorsque vous n’êtes pas entièrement certains des énoncés faits par l’auteur sur ses droits d’auteur. Contactez l’auteur et/ou l’éditeur et posez-lui des questions concernant ses droits d’auteur. Ils se feront un plaisir de vous répondre. Les patrons coûtent de plus en plus cher, les livres également. L’industrie ne nous facilite pas la tâche et souvent par souci d’économie, il est très difficile d’oublier les droits d’auteur. Si nous persistons dans cette attitude, nous verrons de très grands artistes déclarer forfait. Nous savons tous que les artistes en peinture décorative ne deviennent pas millionnaires à produire des patrons. Aidons-les en prenant l’habitude de respecter leurs droits d’auteur. De cette façon nous contribuerons au succès de nos artistes préférés. La même philosophie devrait s’appliquer dans tous les domaines, que ce soit au niveau de la musique, du cinéma, des livres, etc. Ce n’est qu’une simple question de respect. Ensemble respectons et reconnaissons le travail de nos artistes peu importe leurs voies d’expression. |